mercredi 21 février 2018

EVENEMENT : 8 MARS 2018 - VOIX DE FEMMES POUR L'EAU

VOIX  DE FEMMES POUR L’EAU 


SUR INSCRIPTION UNIQUEMENT - PLACES LIMITEES
Réservez vos places sur : info@bateaudaphne.com

8 mars  : Journée internationale de luttes pour les droits des femmes
22 mars : Journée internationale de l’eau 


De la lutte pour les droits des femmes aux luttes des femmes pour le droit à l’eau, 
les femmes se mobilisent.


L’eau c’est la vie ! les femmes le savent, le vivent, le chantent et  l’expriment par l’action et par la la création.

Le 8 mars, grâce à l’invitation de Christine GELAIN, commandante du Bateau Daphné, le Comité de Solidarité avec Cajamarca et Alerta Feminista se réunissent pour l’organisation d’une soirée culturelle.

Il s’agit de faire entendre les voix de celles qui n’en ont pas, paysannes de Cajamarca et de Lambayeque  qui luttent avec courage et dignité pour la défense de l’eau et de leurs territoires contre le saccage des  multinationales minières . (documentaires « Cuentan y Cantan, Mujer del Agua).

Il s’agit aussi d’écouter les voix d’artistes péruviennes résidentes à Paris en mettant en lumière  leur  travail. Voix chantée, grâce à l’intervention musicale de l’auteur-compositrice franco-péruvienne Christine AUDAT qui nous embarquera dans un voyage transatlantique, de la Seine à l’Amazonie ; voix en images, photographie ou peintures à travers une exposition collective de femmes artistes plastiques qui, en choisissant des oeuvres en relation avec l’eau et les femmes, nous offriront un aperçu de leur talent.


De Cajamarca à Paris, du Honduras au Brésil, de toute l’ Amérique Latine au monde entier, les femmes  s’unissent et développent  une solidarité internationale pour  lutter ensemble contre l’impunité , contre la complicité du système judiciaire et contre  les violences dont elles sont victimes comme femmes, et comme défenseures des droits humains et environnementaux. 

Quelles que soit leur appartenance sociale, nationale et culturelle, les femmes pour s’exprimer et pour  participer, pour assumer des responsabilités  ou créer , doivent s’affronter à un système de domination patriarcale, reproduit  par l’éducation et la culture, qui les les marginalise et  les étouffe et veut les cantonner aux rôles inculqués.

 En première ligne des luttes contre les crimes et violences sexistes, racistes et sociales, les femmes le sont également dans toutes les mobilisations socio-environnementales pour la défense de l’eau, de la souveraineté alimentaire, de la santé  et de  l’avenir de notre planète. 

Au Pérou et en Amérique Latine, victimes de féminicides, de viols ou de stérilisations forcées, les femmes sont aussi assassinées, (Berta Caceres au Honduras, Nicinha au Brésil) réprimées et  criminalisées (Maxima Acuna  et les « ronderas » de Cajamarca) pour leur participation aux luttes pour la défense du droit à l’eau. Elles  se transforment en   «guerrières de l’eau» pour la défense d’un mode de vie en harmonie avec la nature et les autres,  parce qu’elles  refusent d’être transformées en victimes d’un système économique  global et d’une logique  qui au nom du profit  est en guerre contre la vie sur terre (Naomie Klein).


Ecoutez les voix des femmes ! Ecoutez la voix de l’eau !

AGUA SI ! ORO NO !
NI UNA MENOS !

L’eau et les femmes ne sont pas des marchandises !

dimanche 14 janvier 2018

PARIS - Marcha contra el indulto - el 13 de enero 2018

Marcha contra el indulto.

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De Paris hasta el Perù. Impunidad cero!

Pese al rigor del invierno parisino más un cielo de plomo e intermitente llovizna, la marcha contra el indulto al ex dictador Alberto Fujimori fue incontenible.  Le rendez-vous en, 41, rue Rambuteau a las 14 horas fue una confluencia cargada de conciencia colectiva.  
Tambores, pancartas, banderas, banderolas, expresaron su más profundo rechazo al pacto infame del presidente  Pedro Pablo Kuczinsky quien ha indultado ilegalmente a uno de los personajes más siniestros de la historia reciente del país andino. 
Alberto Fujimori no solo es  culpable de robo al Estado sino de graves delitos de lesa humanidad. 

El Comité de Solidaridad con Cajamarca, presente en la manifestación apoyando la Coordinadora  Memoria Contra la Impunidad (organizadores), repudia también de la forma más enérgica la farsa antidemocrática que el gobierno de Kuczinsky que via gracia presidencial ha montado para liberar al ex dictador que sumergió al Perú a los niveles más denigrantes de corrupción.

Bajo el lema unilateral El indulto es un insulto; canticos, batucadas, performa, y voces indignadas que se elevan de manera contundente en la capital francesa; peruanos, latinoamericanos y franceses solidarios, denuncian juntos ante el mundo:

” Basta de impunidad”, “Ni olvido ni perdón, Justicia”

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jeudi 11 janvier 2018

El INDULTO ES INSULTO


Communiqué de presse pour la défense de la démocratie au Pérou

A la communauté internationale :

Le 24 décembre 2017, le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski a accordé la grâce
présidentielle « humanitaire » à Alberto Fujimori, ancien président autocrate (1990-2000)
condamné, entre autres, pour crimes contre l'humanité et qui purgeait une peine de 25 ans. Il
est également accusé d’avoir commandité la stérilisation forcée de milliers de femmes et
d'hommes, pour la plupart des populations autochtones, ainsi que l’assassinat de six citoyens
de la communauté andine de Pativilca.

Contrairement à ce qui a été informé par les autorités péruviennes, la grâce concédée à Fujimori
n'est pas de caractère « humanitaire », mais de caractère clairement politique. En effet, elle a
été accordée sous forme de négociation, trois jours après qu’un bloc de députés fujimoristes,
dirigé par Kenji Fujimori, eut permis d'éviter l’inhabilitation du président Kuczynski. Nous
dénonçons cet accord car il représente la matérialisation d'un pacte d'impunité entre Fujimori
et le parti au pouvoir.

La grâce présidentielle comporte de multiples irrégularités sur la forme autant que sur le fond.
Premièrement, le processus n'a pris que 13 jours. Deuxièmement, la loi interdit d'accorder ce
type de pardon pour les cas de crimes contre l'humanité. Troisièmement, la complicité et le
manque de transparence de la part du Ministère de la Justice rend le processus clairement
douteux ce qui, quatrièmement, est renforcé par le manque d'impartialité de la commission
médicale chargée du rapport : cette commission a donné un avis favorable au pardon mais a
omis d’indiquer les raisons médicales qui le justifient. Cinquièmement, cette décision a été
prise sans dialogue avec les victimes. En effet, ces dernières avaient demandé pendant des
mois une rencontre avec le président au sujet de la grâce présidentielle sans jamais être reçues
ou entendues. Enfin, le pardon présidentiel a été critiqué au niveau international par les Nations
Unies et divers organismes défenseurs des droits humains, comme Amnesty International et la
Cour Interaméricaine des Droits de l'Homme.

Nous sollicitons le soutien de la communauté internationale pour défendre la démocratie et
l'indépendance des institutions péruviennes, fortement menacées par la coalition entre le
gouvernement du président Kuczynski, Fujimori, et ses alliés. Cette coalition s’est d’ailleurs
attaquée, au cours de ces derniers mois, aux institutions, à l'équilibre des pouvoirs et à l’état
de droit. En tant que péruviennes et péruviens, nous exigeons l'annulation de la grâce
présidentielle à Fujimori ainsi que l’ouverture d’une enquête approfondie sur les cas de
corruption et de conflits d'intérêts en lien avec des personnalités telles que Mme Keiko
Fujimori, M. Kuczynski et d'autres cadres de la politique péruvienne.

Parce que la «réconciliation» ne doit être ni imposée ni négociée. Parce que les crimes contre
l'humanité ne sont pas des «erreurs» ni des «excès». Parce qu’on ne peut pas construire une
société démocratique si les droits humains ne sont pas respectés. Pour le soutien et la
solidarité avec les victimes du gouvernement de Fujimori. Pour la mémoire, la justice et la
dignité.

Paris, le 4 janvier 2018

Coordinadora Memoria Contra la Impunidad - Francia

coord.memoriacontraimpunidadfr@gmail.com

samedi 2 décembre 2017

COMMUNIQUE DU COMITE DE SOLIDARITE AVEC CAJAMARCA 

 PARIS 29 novembre 2017

Notre goutte d’eau dans  un océan de  corruption 

Le 22 septembre dernier, lors de notre «!MINGA POUR LA RECONSTRUCTION!»  en faveur des victimes climatiques d’EL NINO!» au Pérou, nous avions analysé, avec les intervenants scientifiques et politiques, les phénomènes climatiques extrêmes, leurs causes et leurs dramatiques conséquences humaines et sociales, en particulier  au Pérou.

Le 13 novembre dernier, au moment où les Etats étaient réunis à Bonn pour la COP 23, 15.000 scientifiques de 184 pays ont lancé un cri d’alarme sur l’état de la planète  affirmant  «!qu’il sera bientôt trop tard…!».  Tous les indicateurs sont au rouge, les courbes des émissions de gaz à effet de serre et les températures s’envolent. (les  trois dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées). Ces éléments ne font que confirmer nos craintes  au sujet de l’accélération des catastrophes climatiques dans les années à venir ainsi que l’augmentation du nombre de victimes et de migrants climatiques.

 Au Pérou, 8 mois après la tragédie provoquée par le phénomène d’EL NINO, la «reconstruction avec changement » annoncée par le gouvernement et abandonnée au secteur privé et aux multinationales, s’enlise, provoquant la colère des populations victimes. Les habitants de Catacaos (Piura) en grève ont manifesté le 27 novembre accompagnés de collectifs  de citoyens , des syndicats de transporteurs , d’ agriculteurs et d’ artisans. Ils défilaient dans les rues  aux cris de «8 mois après, rien n’a été fait !» et «reconstruction sans corruption !».

Le pays plongé dans la pire crise de corruption de son histoire, menacé par les tentatives autoritaires, se prépare cependant à l’arrivée annoncée  de la NINA, qui pourrait, à nouveau, provoqué des inondations dans les régions andines et amazonites. 

Au cours de l’évènement organisé le 22 septembre  en partenariat avec FAL et le Collectif des Péruviens en France, 2 «mini-projets» de reconstruction en lien direct avec des partenaires locaux et les victimes de la catastrophe d’EL NINO avaient été présentés : le réaménagement du restaurant populaire du Club de mères «Fortunata Vega Alarcon», à Huanchaco (Trujillo)  et la cantine scolaire de l’école de Sialupe Baca Rio Hondo (district Mochumi à Lambayeque).). Le CSC a le plaisir d’annoncer à tous les citoyens-militants, artistes  et organisations péruviennes et françaises qui ont participé à la réussite de notre événement que nous avons reçu les rapports et photos faisant preuve de l’utilisation de la somme de 1200 euros collectée au cours de la soirée sous forme de bons de solidarité (financement des repas préparés bénévolement par les militants)  et de donations. 

Nous transmettons à tous les participants les remerciements chaleureux envoyés par les élèves, enseignants de l’Ecole bénéficiaire ainsi que ceux de la Présidente et des membres du Club de mères.

Au vu du sérieux de notre engagement, des résultats concrets et des rapports documentés reçus émanant des acteurs de terrain, FAL (France Amérique Latine) -comité  Gentilly qui avait participé à notre évènement a décidé de compléter le financement à hauteur de l’objectif fixé initialement (1000 euros par projet)

Que tous les militants, amis, personnalités scientifiques et  artistes qui nous ont permis de  prouver que la solidarité et l’organisation collective sont encore des  valeurs sûres  dans cette actualité sombre, soient chaleureusement remerciés.

Justice climatique et solidarité avec les victimes !
Reconstruction sans corruption !
Participation et contrôle citoyens !




COMUNICADO DEL COMITE SOLIDARIDAD CON CAJAMARCA 

PARIS 29 NOVIEMBRE 2017

Nuestra gota de agua en un océano de corrupcion.


El pasado 22 de septiembre, luego de nuestra” Minga para la Reconstruccion” en favor de las victimas climáticas de “ El Nino” en el Perù, habíamos  reflexionado con los ponentes científicos y políticos sobre  los fenómenos climáticos extremos, sus causas y sus dramàticas consecuencias humanas y sociales, particularmente en el Peru.

El pasado 13 de noviembre,  momentos donde en Bonn, se hallaban reunidos los Estados por la COP 23, 15.000 cientificos de 184 paises lanzaron un grito de alarma sobre el estado del planeta, afirmando “que muy pronto será demasiado tarde…! Todos los indicadores están en rojo, las curvas de emisión de gas por efecto invernadero y  las temperaturas  se elevan a niveles preocupantes (los tres últimos años el calor ha subido niveles nunca antes registrados).  Estos elementos no hacen mas que confirmar nuestro  temor referente a la  aceleración de nuevas catástrofes climáticas en los años a venir, como también la aumentación de víctimas y  migrantes climaticos.

En el Peru, 8 meses despues de la tragedia provocada por le fenómeno del Nino, la “reconstrucción con el cambio” tan anunciada por el gobierno pero abandonada al sector privado y a las multinacionales, se ejecuta, provocando la indignación de poblaciones victimas. Los habitantes de Catacaos (Piura)se  han manifestado en una  huelga el 27 de noviembre, acompañados  de colectivos ciudadanos, de sindicatos de transportistas, de agricultores y de artesanos de la zona. Ellos marchan por las calles reclamando:  que después de ocho meses  nada se ha hecho! Reconstruccion sin corrupción!


Mientras el pais esta sumergido en la peor crisis de corrupcion de su historia, amenazado por tentativas autoritarias de todo un sector politico,  se espera la anunciada  llegada de la NINA que nuevamente podría provocar graves inundaciones en las regiones andinas y amazónicas.

 En el  curso del evento organizado el 22 de septiembre con la colaboración de FAL y del Colectivo de Peruanos en Francia, dos miniproyectos de reconstrucion en vinculo directo con actores  locales y las víctimas de la catástrofe del NINO  habían sido presentados: la reimplementacion de un restaurante popular del club de madres, Fortunata Vega Alarcon, en Huanchaco, (Trujillo) y la cantina escolar de la escuela Sialupe Baca Rio Hondo( distrito Mochumi en Lambayeque). Pues  " El CSC” tiene el placer de anunciar a todos los amigos-militantes-, artistas y  organizaciones tanto peruanas como  francesas que participaron en el éxito de nuestro evento, que,  hemos recibido los reportes y fotos como prueba de la utilización de la suma de 1200 euros reunidos en el desarrollo de la velada en la modalidad de bonos solidarios(financiamiento de platos preparados de manera benévola por los militantes) y de las donaciones.

 Transmitimos a todos los participantes los mas calidos agradecimientos  enviados por los alumnos, profesores de la escuela beneficiada asi como aquellos de la presidenta del Club de madres. Considerando la seriedad de nuestro empeño , los resultados concretos y los  reportes documentados recibidos que vienen de los actores del terreno, FAL (france amerique latine) comité Gentilly que había participado en nuestro acto ha decidido completar el financiamiento al nivel del objetivo fijado inicialmente (1000 por proyecto).  

Que todos los militantes, amigos, personalidades científicas y artistas  que nos han permitido demostrar que  la solidaridad y la organización colectiva  son todavía los valores seguros en este presente sombrio , sean calurosamente agradecidos. 

Justicia Climatica y solidaridad con las victimas !
 Reconstruccion sin corrupción !
Participación y  control ciudadano !

Ecole SIALUPE BACA RIO HONDO (Lambayeque)

L'école primaire de SIALUPE BACA RIO HONDO 
(district Muchumi) LAMBAYEQUE


Grâce à notre donation, l'Ecole pu acquérir du mobilier (8 tables et 48 chaises) 









Projet HUANCHACO

Projet Huanchaco (Trujillo) 


Réaménagement du restaurant populaire du Club de mères "Fortunata Vega Alarcon"


CLUB DE MADRES FORTUNATA VEGA ALARCON

AAHH VICTOR RAUL (Huanchaco)




Grâce à notre donation solidaire, le restaurant populaire du  quartier Huerto très affecté par
EL NINO dans son infrastructure et par la perte de mobilier et d'ustensiles de cuisine  peut désormais servir des repas pour 150 personnes en situation de grande pauvreté.

















dimanche 24 septembre 2017

GRAND SUCCES pour notre MINGA POUR LA RECONSTRUCTION pour les victimes climatiques d’EL NINO

Une salle comble à l'Espace Robespierre d'IVRY (150 personnes) ce 22 septembre 2017 pour  un grand moment de solidarité, de réflexion et de partage, pour notre MINGA POUR  LA RECONSTRUCTION pour les victimes climatiques d’EL NINO, symbole d’action collective et solidaire.  
Un public attentif, intéressé, chaleureux et participatif  a répondu à notre appel dépassant  nos attentes pour cet  événement scientifique, politique, culturel et SOLIDAIRE en faveur des victimes climatiques 
d’EL NINO .

En premier lieu, les organisateurs ont tenu à exprimer leur solidarité avec toutes les victimes récentes des différents  catastrophes quelque soit leur pays. Les événements climatiques extrêmes ne respectent pas les frontières et frappent les populations de tous les continents. Elles  ont placé le thème du réchauffement climatique au cœur de l’actualité internationale. Notre planète est une et notre solidarité également.

A heure où l’Ocean se fâche et notre Pachamama se rebelle, où les événements climatiques extrêmes et les catastrophes sociales et humaines  s’enchaînent, s’accélèrent et s’amplifient sur tous les continents, entraînant sur leur  passage, un nombre considérable de victimes humaines, la destruction et la désolation;

Quand Donald Trump se retire des accords de Paris sur le climat, s’opposant  par cette attitude négationniste irresponsable et inacceptable, à l’immense majorité de la communauté scientifique internationale qui tire la sonnette d’alarme à propos des causes humaines du  réchauffement climatique;

A l’heure où la corruption généralisée et le processus de division des forces progressistes freinent la possibilité  d’une  réponse politique collective face aux attaques de l’extractivisme et du néo-libéralisme, tant au niveau national qu’international;

QUE FAIRE ? telle était la question principale posée hier soir.

Comment empêcher la répétition des erreurs passées et l’inexorable succession de catastrophes futures ? Comment s’attaquer aux causes profondes et au  fonctionnement d’une société globalisée qui génère le profit d’une minorité et la destruction des populations et des ressources naturelles ?

Réponses diverses ,  complexes ,  à inventer… .

REFLECHIR,  nous INFORMER et  COMPRENDRE,  tout d’abord , tel était le premier objectif de la soirée.

Grâce à cette  rencontre inédite  entre scientifique et politiques, les échanges ont été riches

Myriam KODRI, océanologue-climatologue chercheuse au laboratoire LOCEAN nous a expliqué scientifiquement l’origine  du phénomène naturel d’EL NINO ainsi que ses impacts sociétaux. 
Elle a abordé également les dérèglements et anomalies du vent et les  aggravations en raison des émissions de gaz à effet de serre, cause du réchauffement climatique. S’il est possible de prévoir à 6 mois l’arrivée d’un nouveau phénomène EL NINO, les scénarios à venir apparaissent pessimistes aux spécialistes qui s’attendent malheureusement  à des phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus fréquents .

Nicolas SERSIRON, ex-Président du CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde) auteur du livre « Dette et extractivisme »,  s’est interrogé sur les causes du réchauffement climatique accéléré depuis environ  50 ans. Pour lui, dans un contexte d’explosion de la société de consommation bâtie sur l’extractivisme et le pillage des ressources naturelles,   les multinationales (et leurs actionnaires) qui réalisent des profits grâce au non paiement de la dette écologique et la finance internationale sont les principales responsables . Les pays comme le Pérou vivent la « malédiction des matières premières » et il est impossible de  mesurer le développement d’un pays  à l’aune de l’augmentation du PIB (dont la répartion est extrêmement inégalitaire) alors que 60 % de la forêt amazonienne péruvienne et 20 % de son territoire global ont fait l’objet de concessions pour l’exploitation du pétrole ou l’extraction de minerais par des multinationales.  Pour cesser le « délire  » et pouvoir envisager l’ avenir, pour limiter le réchauffement global , la seule solution serait d’abandonner une société de gaspillage qui repose sur le pillage et revenir à une société d’usage , c’est-à-dire  par exemple d’abandonner l’agriculture  productiviste d’exportation pour l’agriculture vivrière et familiale locale respectueuse de l’environnement et laisser le pétrole et le gaz de schiste sous terre.


Andy REYNA, jeune sociologue et philosophe péruvien a, quant à lui, analysé la politique actuelle de « reconstruction avec changement »  du gouvernement péruvien de Pedro Pablo KUCZINSKI, en critiquant l’autorité responsable de la reconstruction dont le pouvoir va à l’encontre des compétences des gouvernements régionaux et de la participation citoyenne,  la loi du 29 avril dernier (Loi 30 556) qui ne garantit ni la protection du patrimoine culturel, archéologique et environnemental du pays ni celle des terres des populations et communautés paysannes. En confiant aux entreprises privées et aux multinationales étrangères le soin de « faire des affaires grâce au désastre » on ne fait que répéter les erreurs du passé en ouvrant  la porte à la corruption endémique et généralisée déjà observée lors de l’étape de reconstruction postérieure au tremblement de terre de 2007.

QUEL AVENIR ?
Comment sortir de l’extractivisme et empêcher le pillage ? 
Comment assurer une transition  vers un autre type de société face à la mondialisation capitaliste et la violence économique et militaire des « puissants » ? 
Un pays seul peut-il changer le cours de l’histoire ? 
Comment construire une alternative?

Autant de questions posées par les participants et le  public lors de cette soirée.

Cette soirée de solidarité, modestement, nous donnait une partie de la réponse:

Comprendre pour AGIR, s’organiser collectivement pour RESISTER, faire vivre au quotidien notre SOLIDARITE pour rester DEBOUT et ENSEMBLE trouver l'ESPOIR d'un vrai changement.

NOTRE GOUTTE D’EAU DANS L’OCEAN  Lors de cette soirée, tous les intervenants, artistes, organisateurs et  participants, en offrant leur savoir, leur talent, leur énergie ont contribué au financement de 2  « mini-projets «  de reconstruction proposés par des partenaires connus en lien direct avec les victimes de la catastrophe d’EL NINO;
-    le réaménagement d’un restaurant populaire géré par le club de mères Fortunata Vega Alarcon situé dans un quartier populaire du district de Huanchaco- Trujillo La Libertad, détruit par les  pluies torrentielles
-     le réaménagement d’une cantine scolaire dans le village Sialupe Baca Rio Hondo, province de Lambayeque


Toutes les recettes obtenues grâce à la vente de plats péruviens préparés gratuitement par  les militants des 3 organisations  ainsi que les donations libres des participants nous ont permis de recueillir 1200 euros qui vont être répartis entre les 2 projets et envoyés cette  semaine aux intéressés .

UN GRAND MERCI A TOUS POUR CETTE BELLE SOIREE et pour votre SOLIDARITE .

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INAUGURATION

par Françoise Chambeu au nom du comité de Solidarité avec Cajamara, France Amérique Latine 
et du Collectif des Péruviens en France

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Table ronde : EL NIÑO CHANGE-T-IL?
Andy REYNA,sociologue et philosophe péruvien 
Myriam KHODRI, océanologue-climatologue
Marco RODRIGUEZ MALLMA, activiste social, master en sociologie ParisSorbonne  
Nicolas SERSIRON, ex-président du CADTM














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MINGA CULTURAL PARA RECONSTRUIR

El Viernes 22 de Septiembre, en el Espace Robespierre de Ivry, el Comité de Solidarité avec Cajamarca ha escrito una de las más bellas páginas en su convocatoria eco-político-social, pero también un capítulo remarcable como entidad promotora para la confluencia artística, al reunir en su programa cultural a diferentes exponentes, diversos géneros, frente a una causa común, es decir: en la acción solidaria por las víctimas climáticas en el norte del Perú que, traducido a Minga -idioma Quechua- significa trabajo mancomunado. El objetivo: implementar dos comedores populares en Lambayeque y la Libertad. 

Desde la exposición fotográfica: La Furia del Niño, a cargo de Dominique Sempietro, el Video en síntesis de la catástrofe con el mismo título, creado por Enrique Morocho, el evento generó serias expectativas. 

A las 8 y 30 de la noche con la participación de Carlos Garay, autentico referente de la música criolla peruana en París, en una dupla -revelación- con Javier Peralta iniciaron la parte musical con el tema de Felipe Pinglo Alva: De vuelta al barrio, creando de esta forma la atmósfera propicia para que Emma Robles, “Urpichallay”, poetizara la noche, leyendo, Los de abajo, de José María Arguedas y recitando, Masa, de Cesar Vallejo. Y ya poetizada la noche Josette Sironval e Iván Blas continuarán con el texto, Los nadie, de Eduardo Galeano, en versión bilingüe.

Se aplaude, se grita, se brinda, se degusta gastronomía peruana y postres franceses. Un desfile de caritas amigas circulan con una expresión óptima en el espacio Robespierre. De pronto: Cejuela: grupo que se implica y se aplica a esparcir en París y en Francia las pulsiones musicales del Perú y la América sureña está presto a derrochar a manos llenas, tradición y creación de su repertorio: Río de luchas, Funerales del río, Ciudad del lago y Business clima, (este último tema creado y estrenado exclusivamente para el evento)

En la sala se respira un calor agradable, es un calor humano que a veces envuelve, que de repente incita a estrechar una mano, un abrazo efusivo a alguien que hace mucho no se ha visto, porque esta Minga también se ha convertido en una zona de reencuentros, una zona plena de energía fraterna, de complicidad abierta. Y, cómo iba a ser de otra manera, pues se trataba de ello, la cita era para pensar y actuar con esperanza, financiando puntualmente dos proyectos sociales en las regiones más afectadas desde una iniciativa alternativa. Por lo tanto no era solo eso de asistir para conocer e informarse sino también para reconocerse en una misma batalla en favor de las víctimas, para levantar la voz de modo colectivo ante toda injusticia. Y entonces para que ello ocurra, de veras, la cantadora Danitza Cornejo, vendrá como una maga que emerge del plano más insospechado y, nos hará cantar a palmas y a capella: ¡Nos tienen miedo porque no tenemos miedo! ¡Nos tienen miedo porque no tenemos miedo!... (de Liliana Felipe), y luego ella misma nos interpretará; Como la cigarra, de Maria Elena Walsh (interpretada por Mercedes Sosa), en evocación a la mamacha Angélica, madre coraje símbolo de los desaparecidos en el Perú.

Ya no había punto de retorno al vacío, se estaba escribiendo una página inolvidable desde el principio y este capítulo tendría que coronarse brujamente con Aquelarre, agrupación feminista plurinacional que respondieron sin vacilar a este llamado. Y estas mujeres que radican en Francia, que han levantado un autentico puente con América latina vía canciones, análisis, escritos, arte callejero y otras formas de intervenciones serias, irreverentes o improvisadas, van a instalarse frente a los micrófonos provistas de tambores de guerra como veras amazonas temerarias, pero esta vez para cantar con sentimiento y con fundamento. Van a cantar para reinvindicar y exigir derechos desde sus magníficas creaciones y recreaciones como: Dignificada, en ritmo de cumbia, Corre morenita, en ritmo de tambora, Aguacero 'e mayo en ritmo de cumbia, Eres bella en ritmo de porro.

La parte cultural se terminaba con una sensación plena, vibrante, pero de pronto es como que la Minga no quisiera acabarse. Un sector de público aún permanece de pie hasta las últimas consecuencias, motivo casi obligado para la espontaneidad salga a flote y entonces Joseito de Guatemala, Lucho Deza del Perú; guitarra y charango en ristre ofrecerán un repertorio ameno con temas de distintos puntos del continente.

Fin de la Minga por las víctimas climáticas en el norte peruano, un gesto de amor impregnado de arte para una reconstrucción e inicio de nuevos desafíos, nuevas alianzas, nuevos lazos pro vida, pro derechos humanos. Pro planeta de buena agua y tierra firme.

Carlos Garay et Javier Peralta

Carlos Garay es un autentico exponente de la música criolla peruana en París, decimos esto, no sólo por la ejecución de la guitarra, sino por el rescate de cantautores de este género que cada vez van pasando pasando al olvido Identificado con el que hacer social, político, ecológico, esta vez Carlos Garay y Javier Peralta han conformado un dúo -revelación- para ofrecernos un repertorio en esta cita solidaria.
Emma ROBLES

Cariñosamente llamada Urpichallay, que en quechua quiere decir palomita, viene de un largo vuelo después de atravesar los andes y el charco atlántico para reinstalarse en París, donde vive y estudia.
Ella estuvo presente también en esta cruzada por la reconstrucción y por la esperanza de levantar juntos un mundo más vivible.
Emma Robles va a recordarnos lo que hace un tiempo escribió
José María Arguedas y César Vallejo.


Josette SIRONVAL

Es una amiga espiritual del Perú,su sensibilidad ecológica-social siempre le ha llevado a participar con nuestras propuestas políticas-culturales, desde que el Comité de Solidarité avec Cajamarca inició sus actos en defensa del Agua.
Esta vez Josette Sironval nos acompañó para reflexionar sobre las víctimas de siempre;
Los nadie como lo ha nombrado Eduardo Galeano.


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Présentation des 2 ''mini-projets''

 par José MONTES et Françoise CHAMBEU
au nom du Comité Solidarité  avec CAJAMARCA


Réaménagement de la cantine populaire du club de mères Fortuna Vega Alarcon 
HUANCHACO, TRUJILLO

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Réaménagement de la cantine scolaire la cantine  des enfants de l'école de Sialupe Baca Rio Hondo-Mochuli, LAMBAYEQUE

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Cejuela

Un grupo que se implica y aplica en esparcir en París y en Francia las pulsiones
musicales y poéticas del Perú y nuestra América sureña.
Constituido por músicos de diferentes horizontes esta agrupación ha devenido
una referencia identitaria para un sector de la comunidad.


Ivan Blas et Julio Salazar


Danitza Cornejo

Ha nacido en el sur del Perú pero esta vez vino del norte de Francia; donde
radica y enseña y, desde donde se suma con su voz, con su talento, con su espíritu a las causas colectivas que también son las nuestras.
Y ella no sólo canta, también milita en los ideales por defender la Pachamama, la justicia y por ende la vida. Es por eso que ahora estuvo con nosotros y entre nosotros.



Aquelarre

Aquelarre es el nombre de un grupo de mujeres de varias nacionalidades radicadas
en Francia, que apoyan iniciativas de mujeres en América latina por medio de canciones,
análisis, escritos, arte callejero y otras formas de intervención seria, irreverente o
improvisada.

        Un grand merci à toute notre équipe d'organisation et 
            au travail extraordinaire de nos ''chefs'' militants


Fanny BENAVIDES

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Rap écrit  par Ivan Blas pour cette soirée
Interprété par Cejuela et Ivan Blas

Bisnes Clima

Desastre lastre,
no te lo buscaste,
son la consecuencias
del desarrollismo
del vampirismo,
del egoismo,
del ecosidio

Señor ministro
pase la factura
al extractivismo
que son los mismos,
que son los mismos
políticos culpables
de este cataclismo.

Valeee

El poder tiene mala conciencia
la desgracia se ha vuelto tendencia
el sistema no siente ni piensa

Fiero, fiero poder financiero
de todas las catástrofes cosechas dinero
Fiero fiero lobista usurero
fabricas la miseria y te forras primero

Desastre lastre,
desastre lastre
no te lo buscaste,
el neoliberalismo
nos lleva al arrastre

fiero fiero estado fulero
mafia odebretch y los graña montero


Business Climat

Désastre, calamité
Tu ne l’as pas cherché
Sont la conséquence
Du développement à outrance
Du vampirisme
De l’égoïsme
De l’écocide

Monsieur le ministre,
Envoyez la facture
À l’extractivisme,
Car les politiciens sont les coupables
De ce cataclysme
Sont les mêmes
Sont les mêmes.

OK/ d’accord

Le pouvoir a mauvaise conscience
La disgrâce est devenue tendance
Le système ne ressent rien ni ne pense

Féroce, cruel pouvoir financier
Tu récoltes de l’argent sur toutes les catastrophes
Féroce, cruel usurier lobbyiste
Tu fabriques la misère et te remplis les poches en premier

Désastre, calamité
Désastre, calamité
Tu ne l’as pas cherché
Le néolibéralisme
Nous mène au tombeau

Féroce, cruel État escroc
Mafia Odebrecht et les Graña y Montero